Calendrier lunaire · éclipses

L’éclipse solaire du 6 février 2027 un anneau au-dessus de la Patagonie.

Le 6 février 2027, la Lune passe devant le Soleil sans le couvrir tout à fait : un anneau de lumière traverse le sud du Chili et de l’Argentine avant de filer sur l’Atlantique Sud. La majeure partie de l’Amérique du Sud, la péninsule Antarctique et l’Afrique de l’Ouest et australe voient une éclipse partielle. Rien n’est visible depuis l’Europe de l’Ouest. Maximum vers 16 h UTC, soit 17 h à Paris, nouvelle lune à 18° du Verseau.

L’essentiel

Date
6 février 2027
Type
solaire annulaire
Maximum
vers 16 h 00 UTC, soit 17 h 00 à Paris
Anneau visible depuis
le sud du Chili et de l’Argentine, puis l’Atlantique Sud
Partielle visible depuis
l’Amérique du Sud, la péninsule Antarctique, l’Afrique de l’Ouest et australe ; pas depuis l’Europe de l’Ouest
Signe occupé
Soleil et Lune à 18° du Verseau

Que se passe-t-il ce jour-là ?

Comme un an plus tôt, la nouvelle lune de février vise juste mais se présente trop loin de la Terre : son disque apparent, légèrement plus petit que celui du Soleil, en laisse déborder un anneau éclatant. Pas de nuit en plein jour, donc, mais ce « cercle de feu » qui fait la signature des éclipses annulaires, accompagné d’une lumière qui baisse étrangement sur le paysage.

L’antombre, cette zone d’où l’anneau est visible, touche la Terre dans le Pacifique Sud, traverse le sud du Chili et de l’Argentine en plein été austral, puis s’étire longuement au-dessus de l’Atlantique Sud avant de quitter la surface du globe.

Où et comment la voir ?

L’anneau complet se mérite : il faudra se trouver sur la bande étroite qui coupe la Patagonie chilienne et argentine, dans l’après-midi local. Autour, une éclipse partielle s’offre à presque toute l’Amérique du Sud, du Pérou à l’Uruguay, ainsi qu’à la péninsule Antarctique ; en toute fin de course, l’ouest et le sud de l’Afrique voient le Soleil entamé peu avant son coucher.

Depuis l’Europe de l’Ouest, rien à observer ce jour-là, sinon les retransmissions en direct. Et si tu as la chance d’être sur place : jamais d’observation à l’œil nu, à aucun moment. Une éclipse annulaire ne comporte aucune phase sans danger, l’anneau restant aveuglant ; seules les lunettes certifiées ISO 12312-2 ou la projection par sténopé permettent d’en profiter.

Ce que l’astrologie y lit

Cette nouvelle lune éclipsée se tient à 18° du Verseau, en plein cœur du signe cette fois, là où celle de février 2026 en occupait le seuil. La série Lion-Verseau, désormais installée sur l’axe des nœuds lunaires, déroule son deuxième chapitre solaire : la tradition y lit une saison de commencements du côté du collectif, des idées partagées, des appartenances qu’on choisit.

Une éclipse annulaire a sa nuance propre : le centre se voile mais le contour demeure, et certains astrologues y voient l’image d’un engagement qui se redéfinit sans se rompre. Ni présage ni promesse : une question de saison, posée à chacun selon sa vie. Où le « nous » mérite-t-il d’être réinventé ?

Et la suivante ?

Deux semaines plus tard, dans la nuit du 20 au 21 février 2027, la Lune traversera la pénombre de la Terre : une éclipse discrète, mais observable depuis l’Europe de l’Ouest en pleine nuit pour les yeux attentifs. Et six mois plus loin viendra l’événement de l’année : la totale solaire du 2 août 2027, la plus longue du siècle au-dessus des terres.

Questions fréquentes

L’éclipse du 6 février 2027 sera-t-elle visible en Europe ?
Non. L’anneau se forme au-dessus de la Patagonie et de l’Atlantique Sud, et la phase partielle reste limitée à l’Amérique du Sud, à la péninsule Antarctique et à l’Afrique de l’Ouest et australe. Depuis l’Europe de l’Ouest, le ciel ne change pas ce jour-là.
Peut-on regarder une éclipse annulaire sans protection au moment de l’anneau ?
Non, jamais. Contrairement à une totale, une annulaire ne comporte aucune phase sûre : l’anneau de Soleil qui subsiste reste assez puissant pour brûler la rétine. Lunettes certifiées ISO 12312-2 ou projection indirecte, du début à la fin.

Sources

  • Almanachs agricoles traditionnels (noms de pleines lunes)
  • Maria Thun, Le calendrier des semis biodynamiques